Savez-vous que plusieurs hommes de science parmi les plus renommés affirment que la science elle-même ne serait pas possible sans le présupposé de l’existence d’un Dieu cosmique? C’est le cas d’Einstein en particulier. Voyez ce qu’il dit: « Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science finiront par être convaincus qu’un esprit se manifeste dans les lois de l’univers, un esprit immensément supérieur à celui de l’homme… reconnaissons, à la base de tout travail scientifique d’envergure, une conviction bien comparable au sentiment religieux, puisqu’elle accepte un monde fondé en raison, un monde intelligible ». Einstein dit aussi: « La plus belle chose que nous puissions éprouver, c’est le côté mystérieux de la vie. c’est le sentiment fondamental qui se trouve au berceau de l’art et de la science véritables. Celui qui ne le connaît pas et ne peut plus éprouver ni étonnement ni surprise, est pour ainsi dire mort et ses yeux sont éteints. L’expérience intime du mystérieux – même mêlée de crainte – a aussi créé la religion…Savoir qu’il existe quelque chose qui nous est impénétrable, connaître les manifestations de la raison la plus profonde et de la beauté la plus éclatante, qui ne sont accessibles à notre entendement que dans leurs formes les plus primitives, cette connaissance et ce sentiment constituent la vraie religiosité ; c’est dans ce sens, et seulement en ce sens, que j’appartiens aux hommes profondément religieux. » Il y a donc en toute démarche scientifique la prémisse d’un sens qui existe et qui est à trouver. Autrement ce serait absurde d’être chercheur. On peut donc conclure que tout homme de science endosse comme prémisse le pari de Pascal. Toute recherche de sens, y compris la nôtre, présuppose l’existence d’un sens à trouver. Continuons notre recherche… Dans le prochain article, nous parlerons du Dieu auquel croyait Einstein: le Dieu de Spinoza
